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  • Software Craft - 12.3 Les causes d’échec du Craft

Il arrive, surtout lorsqu’on débute, que l’envie de pratiquer le craft dérive vers des comportements peu vertueux voire contre-productifs.

Le craft comme une fin en soi

Quand l’enthousiasme pour le craft est trop intense, cela peut mener à une envie de le pratiquer telle que l’on en oublie le véritable objectif de livrer de la valeur.

Les pratiques visent à livrer de la valeur

Le craft comme source de procrastination

Très similaire à la situation précédente, il arrive que des développeurs préfèrent consa crer une part excessive de leur temps de travail sur l’amélioration du code, en négligeant la livraison de valeur. C’est particulièrement fréquent lorsque le travail attendu paraît ennuyeux ou peu intéressant, tandis qu’améliorer le code en appliquant des pratiques craft semble bien plus gratifiant.

Il convient alors de comprendre que ce comportement n’est pas professionnel, et n’est donc pas aligné avec les objectifs du craft.

Amélioration sans fin

Il arrive que la bonne volonté et l’intention de bien faire amènent à se tromper de priorité. En particulier, toute initiative d’amélioration doit rester subordonnée à des bénéfices attendus et avérés. Améliorer est une bonne idée jusqu’au point où améliorer davantage devient une mauvaise utilisation de son temps.

Arrogance face au client

Une idée-force dans les communautés craft est de défendre fermement la qualité des logiciels, par exemple auprès des managers. On encourage ainsi les développeurs à refuser des compromis sur la qualité, ou à imposer des pratiques jugées nécessaires à la qualité de son travail.

Mais il arrive que ces injonctions se traduisent par une forme d’arrogance face aux managers ou aux clients. C’est bien entendu regrettable et non professionnel, et donc en désaccord avec les objectifs du craft.

Élitisme

Enfin, la pratique du craft et le développement des compétences associées conduit facilement à une forme d’élitisme chez ceux et celles qui ont compris le craft, associé parfois à un certain mépris pour les autres.

La recherche de l’excellence doit rester une démarche qu’on s’impose, sans nécessairement l’imposer à tout le monde. Et si le fait de transférer les compétences fait bien partie intégrante du craft, cela doit rester dans une approche bienveillante, avec des collègues qui en ont manifesté l’envie.